AIDE ET ASSISTANCE AUX (FUTURS) PROPRIETAIRES D’ÂNE(S) :

Les ânes sont encore des animaux mal connus.
C’est bien de récupérer des ânes mais il serait encore mieux de ne pas avoir à le faire ou uniquement suite à des circonstances exceptionnelles de la vie. En effet, trop d’ânes sont recueillis en très mauvais état par manque de soins en raison d’une méconnaissance de l’âne et de ses besoins propres.
Afin d’éviter de nombreuses erreurs, nous sommes disponibles pour répondre à toutes vos questions concernant les ânes car il vaut mieux être informé d’un maximum de choses avant de se lancer dans l’aventure. Il est également possible, sur rendez-vous, de venir sur place afin de pouvoir avoir un contact direct avec l’animal.
Si vous êtes déjà propriétaire et que vous éprouvez des difficultés avec votre âne, vous pouvez également nous contacter. Nous tenterons de répondre au mieux à vos questions. Pour les problèmes de comportement, il est également possible de nous le confier pendant un certain laps de temps (moyennant une participation aux frais) afin que nous puissions mieux comprendre les réactions de votre âne. Pour ce faire, il faut que le refuge n’accueille pas trop de pensionnaires à ce moment.

ACCUEIL PROVISOIRE :

Comme son nom l’indique, il s’agit bien d’un accueil provisoire et non d’une pension à l’année. Les personnes qui souhaitent acquérir un âne, qui n’ont pas la place ou le temps de s’en occuper et qui comptent le mettre en pension toute l’année ne peuvent donc pas faire appel à ce service. Il faut comprendre que nous devons garder des places afin d’accueillir des ânes en difficulté et que nous ne sommes pas pour ce type de système.

Par contre, vous pouvez faire appel à nous si vous ne pouvez pas vous occuper de votre âne pour différentes raisons pendant un laps de temps déterminé (hospitalisation, maladie, vacances,…) et que vous ne disposez pas d’une personne de confiance pour venir s’en occuper tous les jours. Cela rentre dans le cadre de la prévention et permet donc d’éviter un manque de soins pour l’âne suite à l’indisponibilité de son propriétaire ou pire un abandon.

Il va de soi que le propriétaire qui souhaite être aidé de la sorte doit en faire la demande à un des administrateurs. Il faut bien sûr que le refuge dispose de places disponibles (en cas de manque de place, les adoptants, les membres et les personnes qui nous soutiennent auront la priorité). Le Conseil d’Administration se réserve le droit d’accepter ou de refuser la demande.

Il est évident que l’âne en accueil provisoire doit être en ordre sanitaire à son arrivée (vacciné, vermifugé, pieds parés et pucé). Le coût de ce service est de 5 €/jour/âne (prix sujet à modifications suivant évolution des matières premières agricoles), les frais vétérinaires et de maréchalerie éventuels pendant son séjour au refuge restent à charge du propriétaire.

Si vous souhaitez plus d’infos, n’hésitez pas à nous contacter.

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UN DE NOS ACCUEILS PROVISOIRES : ISABELLE ET LISA

Dans le cadre de l’aide aux propriétaires d’ânes, nous avons accueilli durant le mois d’août Isabelle et Lisa.

Isabelle est une ânesse de trois ans et Lisa, sa compagne de pâture, est une bardotte (sa mère est une ânesse et son père un poney) de deux ans.

Les propriétaires avaient fait appel à nous car ils ne s’en sortaient pas avec elles.

Comme de coutume pour ce genre de problème, nous sommes d’abord allés sur place pour évaluer la situation et voir si une solution pouvait être trouvée à domicile. Mais, très vite, nous nous sommes rendus compte que la peur face à ces animaux était omniprésente et qu’il régnait un climat de stress. Les propriétaires ont donc décidé de placer Isabelle et Lisa en accueil provisoire au sein du refuge pour éducation.

Pour ce qui est de leur histoire, Isabelle était au départ seule et ne posait pas de souci. Puis, afin de lui offrir de la compagnie, Lisa est arrivée. Lisa, alors âgée de un an, n’avait jamais été manipulée par l’éleveur et est donc restée à l’état « semi-sauvage » avec ses parents en prairie. Le chargement s’est très mal passé pour la bardotte. Elle a été attrapée au lasso par l’éleveur (provoquant en outre des blessures) sous le regard impuissant de ses actuels propriétaires.

Ensuite, une fois avec Isabelle, elle a refusé le contact et s’est mise sur la défensive. Il faut dire que ce qu’elle avait connu de l’homme jusqu’à présent n’était guère positif. Isabelle a alors changé de comportement aussi et a tenté de protéger Lisa. Le contact entre Isabelle et ses propriétaires s’est alors petit à petit rompu.

Pendant un an, elles n’ont donc pas pu être soignées comme il se doit (maréchal-ferrant,…).

A leur arrivée au refuge, après un chargement en douceur (nous étions nombreux et avons pris le temps), elles sont restées quelques jours dans le box de quarantaine.

L’ânesse, dès le départ, a pu être manipulée sans problème. La bardotte, quant à elle, s’est montrée très effrayée et apeurée par l’homme. Elle se collait au fond du box, essayait de mordre et ruait par moment. Cependant, nous avons très vite remarqué qu’il ne s’agissait que de peur et qu’elle était en fait gentille et pas du tout agressive comme le pensaient au départ ses propriétaires. Son caractère, comme c’est généralement le cas chez les bardots/bardottes, est celui du cheval et non de l’âne (réactions plus vives,…). Il a donc fallu en tenir compte et l’expliquer aux propriétaires.

Son évolution a par contre été fulgurante. Nous avons avancé progressivement et calmement afin de gagner la confiance de Lisa. Environ quinze jours après son arrivée, elle pouvait être manipulée et donnait les quatre pieds sans problème. Il fallait cependant toujours lui éviter les situations stressantes (bruits anormaux, trop de personnes en une fois et… le fait de la prendre dans son box provoquait toujours de la peur chez elle) mais on voyait Lisa évoluer de jour en jour.

Ensuite est venue la deuxième phase qui est de rétablir le contact entre les propriétaires et leurs animaux. En effet, il s’était installé un tel climat de peur qu’ils leur étaient impossible de s’approcher sans crainte. Ils voyaient Lisa comme un animal plutôt dangereux. Alors, qu’en réalité, Lisa avait aussi peur qu’eux.

Après avoir assisté aux soins d’Isabelle et Lisa, ils ont pu participer activement à ces soins et par la suite nous les avons laissé se débrouiller avec elles tout en restant disponibles en cas de besoin. Le contact est très vite passé entre eux et une confiance mutuelle s’est installée (pour la dame en particulier, il faudra encore un peu de temps pour oublier totalement ses peurs mais je suis certaine qu’elle finira par y arriver).

Pendant leur séjour à l’Oasis, elles ont également reçu la visite de Gilbert, notre maréchal-ferrant. Elles ont également été vaccinées et les démarches concernant le puçage ont été faites. Quelques aménagements à leur prairie (dalle en béton sous l’abri, nouvelles clôtures,…) ont été effectués par les propriétaires. Ainsi, Isabelle et Lisa ont pu retrouver chez elles un confort nettement supérieur à celui connu précédemment.

Les dernières nouvelles que nous avons d’elles depuis leur départ sont plutôt positives et tout à l’air de bien se passer. Toute l’équipe de l’Oasis leur souhaite une longue vie ensemble pleine de tendresse !

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ACCUEIL PROVISOIRE DE LOLA

Dans le cadre de l’aide aux propriétaires d’ânes, nous avons accueilli pendant deux mois Lola, une ânesse de 6 ans.

Cette ânesse était atteinte de sarcoïdes et son propriétaire avait demandé à la placer au refuge en accueil provisoire afin que les différents soins soient pris en charge.

Le sarcoïde est une tumeur bénigne (donc non cancéreuse) de la peau qui touche les équidés. On la rencontre plus fréquemment chez l’âne que chez le cheval. Elle touche généralement des individus jeunes (souvent en dessous de 10 ans). Cette tumeur peut prendre différents aspects (de type verruqueux, plat, sanguinolent,…). L’anima peut être atteint à un seul endroit ou à plusieurs endroits à la fois par un type de sarcoïdes ou par plusieurs types en même temps. Il semble que le sarcoïde soit indolore mais, suivant sa localisation ou son ampleur, il peut gêner l’animal ou sa manipulation (passage du licol,…). De plus, la tumeur a souvent tendance à grossir et il faut donc intervenir assez rapidement. Les raisons de l’apparition de sarcoïdes ne sont pas encore très claires. Ce que l’on sait c’est qu’il s’agit d’un virus ayant un lien avec « les verrues » des bovins (papillome) probablement transmis par un insecte piqueur. On trouve d’ailleurs la plupart des animaux atteints dans ce que l’on appelle les régions « à vaches » (Belgique, nord de la France) et c’est une pathologie beaucoup plus rare dans le sud de la France. D’après les études en cours, certains animaux ont une prédisposition génétique à développer ce type de tumeur. C’est pourquoi, on observe parfois un individu atteint dans un troupeau de chevaux ou d’ânes sains. D’après certaines recherches, les jeunes dont au moins un des deux parents souffre ou a souffert de sarcoïdes ont une prédisposition à en développer. Il semble donc plus prudent d’éviter de laisser se reproduire des sujets atteints ou ayant été atteints.

Malheureusement, à ce jour, aucun traitement n’est efficace à 100 % et cette tumeur a souvent tendance à récidiver. Plusieurs traitements existent : chirurgie, traitements par le froid, laser,… On opte pour certains plutôt que d’autres en fonction de l’emplacement de la tumeur et de l’ampleur de cette dernière. Il existe maintenant une pommade fabriquée aux Etats-Unis avec laquelle on obtient de bons résultats. Cette dernière évite l’hospitalisation de l’animal et a l’avantage de faire réagir le système immunitaire. Cependant, elle n’empêche toujours pas la récidive.

Lola a donc été soignée au refuge grâce à cette pommade. Elle doit être appliquée tous les jours par cures de 4 à 6 jours renouvelables après une semaine d’arrêt. Il faut traiter une zone à la fois. Lola était atteinte à deux endroits différents (à la joue et sur le pis) par trois types de sarcoïdes distincts.

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 Lisa     
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 Isabelle